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Vampire Hunter D Bloodlust

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les avis de Cinemasie

7 critiques: 4.14/5

vos avis

26 critiques: 4.15/5



Ordell Robbie 4 De la série B haut de gamme
MLF 4.25
Junta 4.25 Bonne ambiance, réalisation excellente, un anime qui déchire bien !!!
Ghost Dog 3.75 D for Dunpeal
drélium 4 Ninja Scroll façon vampires. Même topo, persos + profonds mais action + courte.
Astec 4.25 Un film somptueux !
Arno Ching-wan 4.5 Dracula Featuring Mad Max et les autres
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


D for Dunpeal

Lyrique et crépusculaire, le Vampire Hunter D de Kawajiri est une excellente série B qui se distingue par la complexité de ses personnages, dont le passé chargé les fait constamment tanguer entre le Bien et le Mal, entre doutes et certitudes : il y a D, le métisse vampire-humain, qui traîne son immortalité à chasser les congénères sanguinaires de son père au service d’êtres humains qui ne l’aiment pas ; il y a aussi le beau couple maudit Meier Link / Charlotte qui tente d’atteindre un endroit isolé du monde pour vivre leur amour interdit ; il y a enfin Leila, une solitaire dont la vengeance exercée chaque jour contre les meurtriers de ses parents ne parvient pas à apaiser sa douleur et son manque de repères… Ces personnages évoluent dans un monde imaginaire apocalyptique et cauchemardesque, d’où certaines valeurs humanistes (loyauté, reconnaissance) surnagent encore quelque peu. Un très bel anime qui vaut le coup d’œil, malgré quelques courtes scènes d’action un brin décevantes.



01 juillet 2006
par Ghost Dog




Un film somptueux !

Vampire Hunter D Bloodlust marque la rencontre d’un réalisateur d’exception, Yoshiaki Kawajiri, avec un personnage non moins exceptionnel qui n’est autre que le célèbre chasseur de vampire D, création de l’écrivain Hideyuki Kikuchi. C’est la seconde adaptation en anime tirée de l’univers littéraire de D, la première datant de 1985 (Vampire Hunter D) et aussi la deuxième fois que Kawajiri adapte un écrit de Kikuchi (La cité Interdite). Malgré le succès rencontré par le premier OAV, beaucoup avaient été désappointés par son faible niveau technique et attendaient donc avec impatience cette nouvelle version pourvue de moyens bien plus conséquents car destinée au format cinéma. Le verdict est sans appel : ils ne risquent pas d’être pas déçus.

Autant mettre les choses au point tout de suite : Vampire Hunter D Bloodlust est une vraie réussite artistique et technique. Dès le premier plan, un long travelling arrière sur un cimetière avec un effet 3D parfaitement maîtrisé, on sent bien que le spectacle va se situer dans le haut du panier des productions animées. La suite ne fait que confirmer cette impression avec une vraie démonstration des talents de réalisateur de Kawajiri et, surtout, de son savoir-faire pour tout ce qui touche à la création d’univers sombres et baroques, suintant le désespoir. On passe ainsi d’une ville dans le plus pur style Europe centrale 19ème siècle, à des décors arides et désertiques que ne dénigrerait pas le Carpenter de Vampire, pour finir dans un château ultra-gothique à l’architecture démesurément monumentale, version sublimée d’une imagerie établie par les productions fantastique de la Hammer des années 50: édifiant. Dans ce jeu constant de va et vient fondé sur une opposition binaire (intérieur/extérieur, ville/désert, nuit/jours, humains/vampires) qui met en relief la nature singulière du personnage de D, le travail sur les contrastes clair/obscur prend une dimension toute particulière et participe fortement de l’ambiance réussie du film. Néo-western gothique et post-apocalyptique, VHD Bloodlust véhicule ainsi parfaitement l'atmosphère crépusculaire d’un monde et d’une société, le système féodal instauré par des vampires régnant sur les humains, à l’agonie.

Fidèle à la vision graphique de l’illustrateur Yoshitaka Amano quant au design de D, Kawajiri signe également une des meilleures transpositions animée du trait si délicat et particulier de ce dessinateur de renom. Pour ce qui est du character-design général, il oscille entre classicisme occidental pour les vampires et bestiaire à la Ninja Scroll pour les seconds couteaux. Les habitués de Kawajiri pourront d’ailleurs s’amuser à compter les divers emprunts de ce dernier à sa propre œuvre, notamment pour tout ce qui touche aux techniques de combat des personnages secondaires. Si les néophytes trouveront probablement là matière à être surpris, c’est tout de même une des faiblesses du film pour les fans du réalisateur. Celui-ci fait preuve, dans le domaine des scènes d’action, d’un certain manque d’innovation. Mais là c’est histoire de chipoter car ces moments restent toujours aussi jouissifs à regarder, leur mise en scène n’ayant rien perdu de leur efficacité (mais du sang oui) même si le scénario, dans son ensemble, demeure assez classique, du niveau d’une très bonne série B.

Aussi le principal atout de ce VHD est-il de proposer une version « haut de gamme » de l’univers littéraire. En effet si l’histoire, tirée du troisième tome de la série de romans qui en compte plus d’une dizaine, ne brille pas par son originalité, elle est finalement assez bien ficelée pour ne jamais ennuyer. On sent que Kawajiri s’est surtout concentré sur les défis techniques, fort d’une production mettant à sa disposition des moyens auxquels il n’était pas très coutumier. Fruit d’une collaboration entre le studio Madhouse et la société de distribution américaine Urban Vision, VHD Bloodlust a été réalisé au Japon et post-produit aux Etats-Unis (le master s'est fait au Skywalker Ranch) pour un doublage d’origine entièrement en anglais.



01 janvier 1970
par Astec




Dracula Featuring Mad Max et les autres

On démarre avec un pré-générique « Hammer’s Prod. presents » et une ville (gothique) où des croix (gothiques) se tordent devant la présence d’une créature (gothique) de la nuit, venue accomplir ses basses besognes odieuses (et gothiques) et... KABLAM! on se retrouve soudain dans un bon vieux film post-apocalyptique, des bouts de satellites valdingués flottent dans l’espace et on nous explique rapidement le pourquoi du comment du bidule et... BLUNK! puis on bascule dans une église-hacienda, en plein Western Spaghetti, pour y découvrir notre Vampire hunter D-Clint Eastwood-chasseur de prime en train de se faire recruter pour retrouver le saligaud de vampire qui a... SQUIZ! Et là le fantasme de tout amateur de bourrinnage de meute depuis L’Agence tous risques débarque à fond les ballons, une bande de mercenaires déboule dans un gros van customisé pour ventiler du zomblard façon puzzle et... SCROUNCH! cetera.

Comme toutes celles du film, cette dernière scène nous en met plein les mirettes. Elle reprend l’introduction du Vampires de John Carpenter, Yoshiaki Kawajiri - Kiwi pour les intimes – lui donnant des vitamines - normal pour un kiwi! – avec une sacré bonne idée : ne pas zigouiller sa team dès le premier quart d’heure. Cette bande nous rappelle également beaucoup le Blood-Pack du futur Blade 2 de Guillermo Del Toro, en particulier le copié/collé du balèze « Hammer » armé de son marteau (donc) gigantesque. La boucle est ainsi bouclée et un nouveau concept inventé, le « marteau gothique dans ta gueule! », aussi appelé « Du Hammer ou je fais un malheur ! » même s’il n’y a pas de quoi en faire un fromage, l’inspiration Kawajiresque étant lââârgement assumée par l’homonyme de Benicio, également mari de la vache. Les seconds rôles du super-van sont tous des personnages fouillés et fascinants, à ce point classes qu’ils en arriveraient presque à voler la vedette à « D », D comme « Dunpeal » mais aussi « Diurnambule », un personnage rejoignant Blade dans ses aspects austères finalement moins funs que tous ces seconds couteaux, ceux-ci semblant plus fragiles, plus vulnérables, et de ce fait plus attachants que notre héros. Ce qui est normal pour des couteaux, convenons en. D est sauvé du néant par ses pouvoirs, ses diverses malédictions et sa fameuse main gauche qui lui sert de bras droit, une paume dotée d’un visage, à l’arrivée un personnage à part (presque) entière, bavard et sans scrupules, qui enrichi notre guerrier solitaire d’un binôme ami/ennemi vraiment accrocheur.

Amano n'est pas loinL’alliance des dessins de AMANO Yoshitaka et du style de Kiwi porte ses fruits - normal pour un kiwi! - et la fusion s’opère avec maestria, chacun arrivant à conserver ses marques de fabrique respectives. Amano nous présente ses dessins reconnaissables entre mille (cf. photo de droite) et Yoshiaki son animal familier habituel : le démon se déplaçant au sein des ombres. Le concept a beau être déjà exploité dans La Cité interdite et Ninja Scroll, il reste toujours aussi fascinant et angoissant. Autour de cette constante le bestiaire s’accroît joliment, en particulier cette femme-caméléon redoutable, une saleté qui se fond dans les éléments et se sert d’eux pour tendre des traquenards bien vicelards à nos « hunters » favoris.

Concernant les oripeaux de ce Bloodlust, on peut tout d'abord relever une excellente bande originale. Elle donne une pêche d’enfer aux scènes d’action, se fait plus douce lorsque le repos est de mise, et atteint même ses ambitions lorsque l’histoire se veut grandiose. Elle prend également quelques risques payants, en particulier ce morceau très mangatesque qui détonne sur une partition globalement classique. Ce passage accompagne naïvement une des scènes les plus émouvantes du DA , rejoignant ainsi les mélanges musicaux de type Chroniques de la guerre de Lodoss et la naïveté bienvenue qui en ressortait. Quant aux images, elles sont somptueuses de richesses visuelles variées. Par l’aspect assez chargé et haut en couleur de ces croisements hybrides, ce DA est finalement presque plus baroque que gothique (ah ben c'est malin…), rendant cet étrange univers assez proche, entre autres, de la série de bouquins Hawkmoon de Moorcock.

Comparé à l’opus D, Chasseur de vampires de 1985, celui-ci bénéficie de d’avantage de moyens. L’ancien avait pour lui une ambiance craspec (ASHIDA Toyô alias Ken le survivant oblige) que n’a pas la version de Kiwi, beaucoup plus léchée, même si elle regorge de massacres en chaîne et de boucheries dantesques (normal pour un kiw… ah non tiens, pas là). Kawajiri enchaîne ses scènes d’action tout en arrivant à maintenir une tension dramatique palpable, il se sert pour cela de rebondissements sympas transformant le bain de sang en un mélodrame aussi surprenant que bouleversant sur les vingt dernières minutes du métrage.

Ces mélanges et autres changements d’orientation font de ce Vampire Hunter D Bloodlust une œuvre bâtarde faisant honneur au genre « Gros B horrifico-bourrin » et finit même par transcender son statut d’animé pour côtoyer le plus sérieusement du monde les films des petits auteurs cités ci-dessus. Quant à sa place dans le (gros) panier des nombreux films consacrés au mythe vampirique, elle est sans problème bien visible, penardos, sur le dessus.



05 août 2005
par Arno Ching-wan


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